2004-2005 Valentin a 5-6 ans, il est en CLIS TED

  

Valentin a retrouvé tous ses camarades de classe pour sa 2e année de clis. Il est dans son élément : même école, même classe, mêmes camarades. Par contre il y a du mouvement dans l’équipe : nouvelle, pédopsychiatre, psychomotricienne, psychologue.
Après une année 2004 détendue, où Valentin a pu décompresser dans son nouvel environnement, cette année scolaire s’annonce différente, plus intense.

D’un point de vue scolaire, sociabilisation, développement cognitif, Valentin fait des progrès énormes, il faut qu’il digère tout ça. Par contre il commence à prendre conscience de la différence de la clis par rapport aux autres classes de l’école.

Fait nouveau : il commence à souffrir de ne pas être plus souvent intégré en classe normale et exprime clairement son besoin d’être plus avec des enfants non autistes. D’ailleurs toutes les occasions de rencontrer des enfants non autistes se passent bien : espace jeu au Macdo, piscine, sorties, vacances, rencontre avec des petits cousins ou sa copine de Paris, etc… Valentin est demandeur et va de plus en plus vers les autres enfants, il essaie maladroitement de s’intégrer dans leur jeu mais il essaie.

Son aptitude au mimétisme s’avère être à double tranchant cette année : il a développé une fâcheuse tendance systématique à imiter les problèmes de comportement et de langage de ses camarades de clis. Nous passons notre temps à lui dire de ne pas les imiter mais il n’en tient pas compte. Dès qu’il est en vacances, ce mimétisme de mauvais comportements s’estompe et il adopte progressivement un comportement plus « dans la norme ».

LES PLUS : 

Il gère de mieux en mieux la nouveauté, les changements de dernière minute : quelqu’un qui arrive à l’improviste, un changement dans l’emploi du temps, un changement de place d’un meuble etc…

Il est demandeur d’explications pour tout ce qu’il rencontre de nouveau.

Il exprime mieux ses sentiments : joie et peine. Cette année nous avons abordé ensemble les grands thèmes abstraits de la naissance, des différents âges (bébé, enfant, adulte), de la mort, ce qui se passe quand on meurt, etc… cela l’a préoccupé pendant plusieurs mois et a suscité de nombreuses questions concrètes de sa part : quand on est mort, est qu’on mange ? est ce qu’on continue de vieillir ? ou va t’on ? a t’on besoin de s’habiller dans le ciel ? etc..

Il raconte un peu plus le contenu de ses journées et commence à faire des petites conversations au téléphone avec ses mamies ou oncle et tantes. Il peut leur raconter les derniers événements importants pour lui.

Son besoin obsessionnel de connaitre l’heure en permanence l’a motivé à apprendre vite à lire l’heure. Il sait maintenant lire l’heure avec les aiguilles et en numérique et jongle avec les « 2 H de l’après midi ou 14 H ».

Il a toujours autant soif d’activités et est très demandeur d’apprendre des activités nouvelles.

   

Marie-Christine

Je m'appelle Marie-Christine, j'ai 57 ans et suis maman d'un jeune homme autiste de 21 ans, diagnostiqué autiste à l'âge de 3 ans. et d'une petite fille de 10 ans.

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