Année scolaire en 2002-2003

2002 : vacances à Chamonix  Valentin en 2002

Valentin en 2002

Le défilé du Nouvel Chinois avenue d’Italie à Paris devant nos fenêtres

 

Valentin a maintenant 5 ans

Valentin s’est régalé pendant ses vacances d’été : du soleil, du bon air, du calme, de la place pour courir, bouger, s’amuser, jouer avec l’eau et aller nager à la mer… que du bonheur…

Maintenant c’est la rentrée, retour Paris … Valentin va désormais à l’école 4 demi journées par semaine dans la même école que l’année dernière, l’école maternelle publique du quartier.

Il est en maternelle moyenne section, dans une classe double niveau de 2/3 petite section et de 1/3 moyenne section de sa tranche d’âge.
Il retrouve la même maitresse de la fin de l’année scolaire précédente ( la 3e de 2001).

L'école de Valentin
L’école de Valentin

 

Il va à l’école 1 matin et 3 après midi par semaine :

Lundi : 8 H 30 – 11 H
Mardi : 13 H – 16 H
Jeudi : 13 H – 16 H
Vendredi : 13 H – 16 H

A midi il déjeune avec moi à la maison, car il n’est toujours pas accepté à la cantine mais de toute façon ces temps collectifs sont difficiles à gérer pour lui.

Il est accompagné dans sa classe à mi temps par une jeune fille, auxiliaire de vie scolaire en emploi jeune (AVS), non formée à l’autisme, fournie par une association qui travaille avec l’Education Nationale.

Le reste du temps, il est avec moi. Je l’amène à l’école et je viens le chercher à 11 H quand il y va le matin et à 16 H quant il y va l’après midi. Il déjeune avec moi tous les midis.  Je l’accompagne à toutes ces prestations autre que l’école.

Chaque semaine il a également les prestations suivantes :

Deux après midi par semaine, il va dans une halte garderie formidable où il fait de nombreuses activités avec d’autres enfants et travaille ainsi sa sociabilisation. Il apprend de nombreuses choses comme faire du patin à roulettes, chanter, lire des histoires, faire du modelage, de la peinture, des jeux en groupe etc…et surtout à vivre avec les autres enfants.

2 séances d’orthophonie

1 séance de psychomotricité à domicile

L’intervention à domicile d’une éducatrice spécialisée en autisme (Nathalie), que nous rémunérons nous même.
Elle est formidable. Outre le travail efficace qu’elle fait avec Valentin et donc les nombreux progrès qu’elle lui permet de faire, elle nous apporte un regard extérieur important dans notre organisation de tous les jours, de nombreuses idées pour faire évoluer Valentin. Elle a toujours des nouvelles idées d’exercices très originaux que nous pouvons reprendre nous mêmes.
L’année dernière Nathalie venait 1 heure par semaine, nous essayons maintenant deux fois une heure par semaine.

Suivi régulier par une psychiatre spécialisée en thérapies cognitives et comportementales (deux fois par mois).
Elle analyse les comportements de Valentin qui posent problème et nous conseille sur les processus à mettre en place pour travailler au quotidien à supprimer ces mauvais comportements.

Valentin participe aussi à un groupe d’habiletés sociales à l’hôpital Robert Debré, encadré par 3 personnes : une orthophoniste, une éducatrice et une psychomotricienne. Il y va tous les mardi matin pendant une heure avec 4 autres enfants de son âge et de son niveau cognitif.

2003 Hôpital Robert Debré groupe d'habiletés sociales
Groupe d’habiletés sociales à l’Hôpital Robert Debré à Paris

Suivi par un médecin de l’hôpital Robert Debré qui coordonne les intervenants et suit Valentin en le voyant une fois par mois.

Bilan de cette année 2002/2003 :

Une année scolaire très décousue. De nombreuses absences du personnel éducatif de l’école, de la maitresse ou de l’AVS. Ces absences, ont grignoté le temps d’école de Valentin car les jours d’absence de l’AVS ou si la maitresse est remplacée, Valentin n’est pas admis à l’école. Il ne s’est pas écoulé une semaine, sans au moins une journée où Valentin n’a pas été accepté à l’école à cause de l’absence de la maitresse ou de l’AVS.
Difficile pour lui de vivre ces moments d’exclusion : il se prépare pour partir à l’école le matin, il arrive devant la porte de sa classe et là on le repousse parce que l’AVS n’est pas venue ou que la maitresse est malade. Retour à la maison dans l’incompréhension, les cris et les larmes.

Une année plutôt décevante d’un point de vue scolaire. Valentin était très demandeur d’aller plus à l’école. Il a été très déçu de ne pas y aller plus et de ne pas faire comme ses petits camarades.

Sur le plan des performances de Valentin : une bonne année ! Valentin a fait de nombreux progrès sur tous les plans, grâces aux prestations en libéral de psychomotricité, à l’orthophonie et aux précieux soutiens et conseils de Nathalie, son éducatrice.

A la réunion CCPE d’orientation pour la rentrée suivante, rien d’engageant ne nous est proposé pour la rentrée 2003. Les commentaires sont consternants : on me décourage de vouloir scolariser Valentin et on me suggère fortement de l’inscrire dans un IME. Je refuse. La psychologue scolaire trouve que je ne suis pas raisonnable et avance que notre fils ne sera jamais apte à lire et écrire et qu’il perd son temps à l’école. Comme j’insiste, on nous propose juste de faire redoubler Valentin à nouveau en maternelle dans la même école. Bref, face à ma détermination de continuer à scolariser Valentin ils tentent de repousser la décision.

Je ne suis pas du tout enthousiasmée par la perspective d’un redoublement. Je n’ai pas vu beaucoup d’efforts de la part des enseignants pour comprendre Valentin. Je ne tiens pas du tout à ce qu’il recommence une année inutile et démoralisante pour lui avec la même équipe pas motivée qui accepte Valentin parce que je les force. De plus je ne suis pas sur qu’il aura à nouveau une auxiliaire, il risque de se retrouver dans un coin de classe comme cette année….. Je prospecte pour inscrire Valentin dans une clis autiste en région parisienne afin qu’il soit dans un environnement structuré avec du personnel formé et qu’ainsi il progresse plus vite. Malheureusement aucune place n’est disponible et les listes d’attente sont longues.

Je fais le tour des écoles privées du quartier et de Paris pour réfléchir à un projet d’intégration dans le privé. Rien de concluant dans cette direction, de nombreuses écoles refusent d’accueillir un enfant avec des difficultés même dans le privé. On n’ose pas me dire de non catégorique mais toutes les excuses sont bonnes pour ne pas accepter Valentin.  Pas de place non plus au sein du Sessad autisme et une longue liste d’attente. Nous avons le moral à zéro.

De colère et de lassitude, nous prenons la décision de quitter Paris pour nous installer en province.

J’avais déjà commencé une prospection sérieuse depuis janvier 2003 sur plusieurs villes grâce aux contacts de parents sur Internet pour partir à partir à Lille ou Toulouse ou Nice. Au final, nous prenons la décision de nous installer dans la Vienne à Châtellerault près de la famille de mon mari. Mais surtout parce que dans cette petite ville une clis spécialisée pour enfants autistes à ouvert ses portes en 2001. Je suis en contact avec des parents dont la petite fille est dans cette CLIS qui a vu le jour grâce à l’action des familles de l’association locale. Une place doit se libérer pour la rentrée. Nous nous mettons sur les rangs pour postuler.

Après de nombreuses contacts et démarches administratives, Valentin est pré inscrit sur une liste d’attente pour la CLIS pour enfants autistes de Châtellerault.

Fin juin 2003 : la CDES de la Vienne nous confirme que Valentin est accepté dans la clis pour enfants autistes de Châtellerault. Il fera sa rentrée le 28 août 2003.

Pendant l’été nous vendons notre appartement, nous quittons Paris pour Châtellerault… Mon mari ayant son emploi sur Paris fera le trajet tous les jours en TGV entre Paris et Châtellerault (4 heures de trajet par jour). Les trajets dureront 5 ans avant qu’il ne trouve un poste sur Châtellerault.

Bonne année 2002

Marie-Christine

Je m'appelle Marie-Christine, j'ai 57 ans et suis maman d'un jeune homme autiste de 21 ans, diagnostiqué autiste à l'âge de 3 ans. et d'une petite fille de 10 ans.

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